Le web est loin d’être vert…

Je me plaisais à croire que la technologie qui envahit nos vies et qui nous permet maintenant de communiquer via le web sans utiliser de papier était une amélioration verte.

Selon Futura-science, la « pollution générée par Internet devient un réel problème. Si les données semblent virtuelles, leur transit entre serveurs est pourtant bien concret et polluerait autant que l’industrie aérienne, selon de récentes études. Des chercheurs élaborent de nouveaux modèles d’échange d’information afin de trouver un moyen de réduire au mieux l’empreinte carbone d’Internet. »

On ne peut pas plus tomber des nues… On pense bien faire et on fait pire. Nous ne serons jamais à bout des surprises que nous réserve cette époque d’hypercommunications, décidément. Cela dit en sachant très bien que tout ce qui tourne autour de la fabrication des ordinateurs et du reste pollue immensément…

Rendu-là, qu’est-ce que je peux faire, qu’est-ce qu’on peut faire? Aller vivre sur une île déserte? S’en foutre éperdument? Je pense que déjà d’en parler est un pas dans la bonne direction.

Quand même, tout cela nous ramène à la critique de notre mode de vie, qui est oui, en soi, très critiquable. Mais la critique ne suffit pas à arrêter un train en marche. Tout ce qu’on peut espérer c’est de le ralentir.

En fait, c’est là où le fait d’afficher ses préoccupations environnementales prend tout son sens. Il n’y a pas une entreprise (enfin, peut-être quelques-unes) qui travaillerait à diminuer son empreinte écologique si la très grande majorité de la population affichait son mépris des questions environnementales, comme certaines personnalités de la droite.

Si Google « envisage d’installer ses serveurs en pleine mer afin d’utiliser l’énergie des vagues » et que Facebook « envisage de son côté de migrer au nord pour refroidir ses serveurs de manière naturelle », c’est que la mouvance verte n’a pas été qu’une mode passagère.

Par contre, espérons que tout cela ne sera pas que des voeux pieux…

Pascal Léveillé

Cofondateur et rédacteur en chef chez Le République
Cofondateur et rédacteur en chef du site Le République (anciennement Le Globe). Blogueur depuis 2007. C'est maintenant ma manière principale d'être créatif, alors que j'ai touché à l'art visuel (études à l'appui), au chant, à la musique et à l'écriture plus fictionnelle.
Justement, j'ai un roman en branle et j'espère pouvoir inscrire ici un jour que je suis aussi écrivain...

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