Qu’est-ce que la dépression anaclitique ?

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Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des nouveau-nés ou des personnes montrant une certaine insensibilité vis-à-vis des personnes qui les entourent. Ces enfants ou personnes selon la médecine souffrent d’une dépression appelée anaclitique. Nous verrons ci-dessous ce que c’est.

La dépression anaclitique : qu’est-ce que c’est ?

Sortir en 1945 par le psychanalyste américain Spitz, la dépression anaclitique est un état d’insensibilité pesant avec rejet de contact. Il s’agit aussi d’un détachement à l’entourage chez un nouveau-né de 6 à 8 mois privé brusquement de sa mère avec qui il avait créé une très bonne relation. Cependant au fil des années le terme d’anaclitisme s’est étendu au niveau des adultes. Elle se définit dans ce sens comme un état psychologique d’assujettissement. Pour faire plus simple, un homme dépendant est une personne qui se repose sur quelque chose ou quelqu’un.

Quelles sont les causes de la dépression anaclitique ?

Très souvent la dépression anaclitique chez l’enfant est causée par l’éloignement d’un enfant d’avec sa mère entre 6 et 8 mois à la suite de la création d’une bonne relation. En ce qui concerne le détachement à l’entourage, les spécialistes mettent en évidence l’éventualité qu’un accablement post-partum de la mère puisse être la cause de la dépression anaclitique.
Chez les adultes, les causes de cette maladie ne sont pas du tout claires. Toutefois, la probabilité est très forte qu’on les retrouve dans les cas : de maltraitance, de graves manques éducatifs, de divorce ou de deuil, d’insuffisance affective depuis l’enfance.

Quels sont les symptômes de la dépression anaclitique ?

Chez l’enfant

La dépression anaclitique se manifeste chez les enfants comme suit :

les enfants deviennent exigeants et pleurent dans le mois suivant la séparation. Ils ont le désir de s’accrocher à toutes les personnes qui créent un contact avec eux. Les pleurs sont remplacés par des plaintes et des gémissements le mois qui suit. Ils perdent du poids et on observe un arrêt de l’évolution intellectuel. En plus de problèmes de sommeil et d’alimentation, le nourrisson éconduit le contact et reste apathique au 3e mois. On observe l’installation d’un visage inexpressif et le retard psychomoteur. Au-delà de 3 mois, il a un regard vide, l’insuffisance d’expression s’intensifie. Il ne pleure plus, mais on entend des geignements. Pour finir, une immense léthargie domine. En récapitulatif, les symptômes de la dépression anaclitique sont : la perte de sourire, le mutisme, le retard psychomoteur total, l’amimie, le retrait affectif et la perte d’appétit.

Chez l’adulte
On observe un comportement d’asservissement passif et continuel à l’autre. Ici ceux qui souffrent de cette maladie se distinguent par : la peur de l’abandon, de la solitude, de la perte. Ces derniers ont un grand besoin relationnel. On note aussi la présence d’un retard d’épanouissement affectif, des troubles de la conduite, des anomalies dans l’éducation. Les personnes plus souvent touchées par ce mal chez les adultes sont les femmes. Elles ont de difficulté à s’adapter socialement, et à s’affirmer. Il s’agit principalement des individus fragiles qu’on blesse sans difficulté et qui ont besoin d’un appui. Contrairement à la femme, les symptômes de la dépression anaclitiques chez les personnes borderline sont entre autres : le sentiment de futilité, le manque d’espoir, le sentiment d’isolement et de solitude, une exigence pressante et agressive, etc.

Comment traite-t-on la dépression anaclitique ?

Le premier traitement qu’on peut administrer à l’enfant souffrant de la dépression anaclitique est la présence d’une figure maternelle ou le retour de la maman. Avec la présence de cette dernière, on remarque la disparition de tous les symptômes et l’évolution psychomotrice reprend un cours normal. Toutefois, il est primordial que la mère ou la figure maternelle reviennent au plus tard 3 mois après la séparation. La mise en place d’un suivi pluridisciplinaire permet d’empêcher que la sensibilité permanente à la séparation perdure.

Chez les adultes, un suivi pluridisciplinaire et une psychothérapie sont nécessaires afin que ce dernier puisse sortir du cercle obscène de la dépendance.

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